Samedi 2 avril
Premières vacances à la mer, premier voyage en avion, premier séjour à
l'étranger, etc... Beaucoup de premières pour Cléa et Steve. Pour nous aussi de
faire tout ça avec eux. Les préparatifs vont bon train depuis plusieurs jours.
Mais contrairement à ce que pense Steve, nous n'emportons pas le bac à sable,
il risque d'y en avoir assez à Hurghada. Du coup, j'arrive à caser toutes nos
affaires dans seulement deux valises et un sac à dos chacun. Les bagages sont
bouclés, mais nos bonnes résolutions d'aller tôt au lit ne sont guère
tenues.
Dimanche 3 avril
Nous réveillons Cléa et Steve à 6h15. Au son de "c'est l'heure, on part en
vacances", la première saute de son lit et court dans le corridor. Le second
est ronchon comme à chaque fois qu'on le tire de son sommeil. Le temps d'avaler
un cacao ou une tasse de thé, de s'habiller et nous partons à 7h08 en direction
de l'Euroairport de Bâle (grande première pour tous).
Steve s'endort à une demi-heure de l'aéroport, mais se réveille de bonne
humeur. Arrivés à l'aéroport, nous suivons les conseils d'un copain et nous
parquons du côté français, plus proche et moins cher.

Nous retraversons la douane à pied pour nous rendre du côté suisse des
guichets. A 8h45 nous sommes un petit quart d'heure trop tôt pour le check-in.
Si les enfants ont adoré le trajet parking-aéroport assis sur les valises sur
les trolleys, ils apprécient moins de faire la file pour se faire
enregistrer.
La suite n'est pas meilleure avec Steve qui se faufile sous les cordons de
sécurité de la douane et Cléa qui saute partout dans le duty free... Le temps
est long pour tout le monde et malgré un changement de porte de dernier moment
qui nous fait déménager, l'attente avant d'embarquer est interminable.
A 11h, c'est enfin le moment de monter à bord. Les sièges étant en deux
rangées de trois, nous sommes en deux groupes de deux l'un derrière l'autre.
Cléa avec son papa et Steve avec moi. Ils sont tout excités à l'idée du
décollage et l'ultime quart d'heure est long. C'est enfin le moment de
s'envoler et ils adorent. Aucun mal d'oreilles à déplorer, sans doute grâce aux
bonbons que j'avais emporté et dont ils ne se privent pas.
Si nous avions anticipé relativement de choses, nous avions oublié comment
il est déjà souvent difficile de se débrouiller avec son plateau-repas-tetris
sur une minuscule tablette. Mais alors deux, sans compter la barquette
bouillante de poulet, c'est vraiment difficile... Sans compter les besoins
pressants (si possible au moment dudit repas).
Sinon le vol se passe sans trop de mal. De grosses turbulences nous occupent
un moment peu avant l'atterrissage. Cléa et surtout Steve adorent se faire
secouer dans tous les sens et hurlent de rire. Ca détend les passagers autour,
nous compris, qui auraient tendance à être crispés.
Mauvaise surprise à l'arrivée : au premier contrôle, on nous demande
18€ par passeport pour le visa. Nous ne nous attendions pas. Heureusement que
j'avais pris 100€ dans une inspiration de dernier moment. Deuxième contrôle des
passeports. Troisième contrôle et nous récupérons enfin nos bagages.
Le représentant de l'agence nous assigne un bus et nous donne des bouteilles
d'eau. Vers 17h, après une bonne heure de car en faisant des arrêts dans les
hôtels sur la route, nous sommes enfin à destination.
Pour la plus grande joie de Steve et Cléa (et la nôtre), nous faisons le
trajet de la réception à la chambre en voiturette électrique. A première vue
l'hôtel est très bien. Mais le temps de prendre la chambre, de déballer la
moindre et de se changer pour des habits plus adaptés à la saison, il fait déjà
sombre et il est l'heure de manger.
Assommés par leur journée, Cléa et Steve s'endorment très rapidement.
Heureusement car peu après 20h, c'est le spectacle qui commence. Et là,
mauvaise surprise : grâce à l'emplacement central de la scène et aux
fenêtres sans double vitrage, nous en profitons à fond. Nous reconnaissons sans
difficulté les chansons et comprenons même les paroles. Nous devons mettre la
télé plus fort et même le vrombissement des charters en approche de l'aéroport
situé à une vingtaine de kilomètres est couvert...
Lundi 4 avril
La nuit a été courte et les enfants se réveillent à 7h...
Après le déjeuner, nous allons nous installer à la "pataugeoire" qui est en
fait une très grande piscine avec plein de jeux d'eau. Mais même Steve et son
petit mètre ont largement pied partout, c'est agréable pour tout le monde.

Avant le dîner, nous prenons le bateau sur le lagon à l'intérieur du
complexe pour nous rendre plus près de la plage. Les enfants découvrent la mer
pour la première fois,

mais ils sont plus impressionnés par les méduses mortes.

Le temps de manger vite fait au restaurant de la plage et nous retournons à
la réception pour finaliser le changement de chambre demandé le matin.
Finalement nous perdons une heure et demie entre les valises à faire et à
défaire et à attendre la voiturette qui ne vient pas, mais nous ne regrettons
pas.
La chambre est la même qu'avant : un corridor qui donne sur une salle
de bain de taille correcte, une chambre pour les enfants avec une petite
porte-fenêtre et une chambre parentale avec une baie vitrée. C'est vraiment une
bonne configuration, nous sommes surpris en bien pour notre premier séjour à
l'hôtel en famille.
Dans l'après-midi, nous nous laissons tenter par une pina colada. Mais je me
dis que je dois faire mauvais genre quand, mon verre d'alcool dans une main, je
traîne Steve par l'autre et ne remarque plusieurs mètres plus loin qu'il a
perdu une schlapette... Et que ça doit pas être mieux quand j'essaye de
l'installer d'un bras sur une balançoire.
J'ai un peu honte : malgré les combinaisons anti-UV et la crème solaire
indice 50, Steve et Cléa ont les bras tout rouges...
Steve est raide et s'endort à 17h30 alors que nous nous préparons pour aller
souper. Nous le réveillons une heure plus tard pour aller manger. Il pleure sur
mes genoux tout le temps du repas que nous mangeons à toute vitesse. Mais il
repère ensuite une banane au buffet, repique du vif et en avale encore deux
autres et la moitié de nos desserts.
Même si les enfants sont crevés, l'endormissement est difficile. Il est
presque 22h30 quand Steve dort enfin. Par contre, nous avons bien fait de
changer de chambre. Nous entendons toujours la musique, mais moins fort. Ou
alors nous sommes trop fatiguées pour que cela nous empêche à nouveau de
dormir.
Mardi 5 avril
A 6h40, ils papotent déjà...
Après le déjeuner, nous retournons à la piscine.


Le matin, entre les charters, l'espace aérien est quadrillé par des avions
de chasse. Dans le contexte actuel du printemps arabe, nous nous posons des
questions et rigolons un peu jaune.
Bien ennuyés par nos "grosses" coupures égyptiennes (finalement, nous
n'aurions pas dû nous tracasser à faire du change avant de partir, les euros
sont plus courants que les livres...), nous voulons faire de la monnaie pour
donner des pourboires. Je vais donc du côté des boutiques situées dans le
complexe. J'achète cinq cartes postales. L'homme de la caisse prend d'abord le
temps de réarranger ses arraires, puis tipe les cartes et les timbres. Il
farfouille un moment dans sa caisse quand je lui donne mon billet de 100 livre
(env. 20 frs), compte et recompte ses sous. Après avoir tout sorti trois fois,
il me demande si je n'ai pas de monnaie. Il me dit finalement de choisir des
bonbons pour arriver à 30 livres. J'ai vaguement l'impression de m'être fait
avoir... Je vais à la réception demander qu'ils me fassent de la monnaie, mais
sans succès (le soir non plus). On n'avait déjà pas changé beaucoup d'argent,
mais c'est sûr qu'à ce rythme, on ne va pas faire tourner l'économie
locale.
Avant de retourner à la piscine, je ferais bien un petit tour dans les
autres boutiques dont certaines ont de jolies choses. Mais il n'y a personne
d'autre et je me fais déjà héler. J'ai beau savoir que ça fait partie de la
couleur locale, j'ai horreur de ça.
Le vent souffle un peu moins fort que hier, c'est plus agréable, mais
toujours un peu frisquet à l'ombre en t-shirt.
Après avoir profité de la piscine le matin, Steve et Cléa jouent au sable au
pied des balançoires l'après-midi. Ils s'endorment relativement facilement à
20h30. Mais Cléa fait une de ses crises semi-terreur nocturne,
semi-somnanbulisme à minuit et hurle pendant 15 min.
Mercredi 6 avril
Screugneugneu de héron (petit patapon dixit les enfants) qui crie à 6h30 et
fiche la trouille à Cléa...

Et pis d'abord, pourquoi ils n'ont pas l'heure d'été en Egypte ? Il
fait jour bien avant 6h, mais nuit dès 18h. Bref, les enfants se sont encore
levés tôt.
Après le déjeuner, Steve et Cléa préfèrent rester jouer un moment dans la
chambre, finalement pourquoi pas. Nous changeons nos habitudes et allons à la
plage vers 10h30. Cléa et Steve passent toute la journée à jouer dans le sable
entre nos chaises longues. A part quelques voyages à la mer pour remplir une
bouteille d'eau, nous pouvons avancer dans notre lecture.

En tout cas, nous faisons semblant d'être occupés parce qu'à la plage, nous
nous rendons vite compte d'un inconvénient par rapport à la piscine
familiale : les "vendeurs". De tour en bateau, de kite-surf, de circuit en
quad, de massages au spa,... Bon, ils ne nous harcèlent pas, mais il ne faut
pas rester debout et repérable trop longtemps. Et puis, nous avons un truc
infaillible : faire les bobets et dire que nous ne parlons ni allemand, ni
anglais (en cachant discrètement le livre que je suis en train de lire) et
comme très peu parlent français, ils abandonnent rapidement.
La mer est relativement agitée et fraîche et surtout infestée de méduses
mortes. Nous ne nous y baignons donc pas. Mais nous nous promenons au bord de
l'eau et les enfants ramassent quelques coquillages. Malheureusement Steve a
fait tomber les siens sans que nous ne nous en rendions compte et il est tout
déçu...
De retour à la chambre, il y a du sable partout et un décrassage complet
s'impose pour tout et tous.
Steve et Cléa mangent à nouveau très copieusement. Steve tasse même son
souper avec deux bananes et des biscuits. A ce rythme, nous pourrons changer
son siège-auto en rentrant...



Sinon ce n'est pas mon jour de chance. A midi, je mange la viande que
Claude-Alain a prise au buffet. La première bouchée me va contre coeur avant de
réaliser que c'est parce que c'est du foie... Et puis, l'après-midi, je mets le
pied dans un des nombreux trous où sont enterrées les cadavres de méduses
échouées...
J'ai peut-être attiré le mauvais oeil en disant que Cléa faisait rarement
des crises deux nuit de suite. Nous avons droit à 15 min de hurlements à 23h
avant qu'elle ne s'arrête comme elle avait commencé.
La deuxième partie sur le blog de Cléa